AU 18 EME SIECLE LE ROI MOHAMED BEN ABDALLAH , FILS DE SA MAJESTEE MOULAY ABDALLAH ET PETIT FILS DE MOULAY ISMAIL, FIT VENIR DU SOUDAN POUR LA CONSTRUCTION DE LA VILLE DE MOGADOR DES CENTAINES DE SOUDANAIS. ׂ CETTE HISTOIRE EST POUR TOUS MAIS SPECIAL POUR LES MOGADORIEN .........
ON PEUT VOIR CES FAMEUX GNAWA, QUE J'ADORE , A MARRAKECH SUR LA FAMEUSE PLACE DE JEEMA EL FNA ET J'ESPERE QUE YASSAR VA NOUS LES PHOTOGRAPHIER BIENTOT.ET AU MOIS DE JUIN C'EST LE FESTIVAL ANNUEL A MOGADOR, J'AI EU LA CHANCE DE VOIR LE PROGRAMME IL Y A UN MOIS SUR LA CHAINE MAROCAINE UN VRAIS REGAL.
ILS UTILISES DES CASTANETTES EN FER GENRE CUILLER DE SOUPE RONDES DES 2 COTES QUARAKEB ET CROTALES POUR ATTIRER DES SPECTATEURS ILS FONT DES CABRIOLES ET SAUTENT COMME SI ILS ETAIENT ACROBATES DANS UN CIRQUE ׂ JE ME RAPPELE D'EUX SUR LA PLACE DE BAB MARRAKECH A CASA ET ON LES APPELAIT AUSSI HMIDA MOUSSA .
LA VILLE DE MOGADOR EST LA VILLE DES GNAWA, ILS RESSEMBLENT A DES SALTIMBANQUES AVEC LEURS HABITS ROUGE ET VERT .
ILS SONT ORIGINAIRES DES REGIONS DU SUD TIZNIT ET TAFRAOUT.
IL Y A 7 ANS J'AI EU LA JOIE DE LES REVOIR CHEZ MOI A ASHDOD , AU CIRQUE MEDERANO ET J'AI PARLER AVEC EUX EN FRANCAIS ET ARABE. IL ONT DONNES UN SPECTACLE DE REVE ET JE LES AI PHOTOGRAPHIER EN PLEIN SPECTACLE, ILS FAISAIENT DES CABRIOLES DE SUPER PROFESSIONEL. J'ETAIS TRES EMU DE VOIR , LE SPECTACLE DE MON ENFANCE A BAB MARRAKECH.
Maâlem : maître de cérémonie
Moqadma : prêtresses
Tallaâtes, chouwafates ou arifates : voyantes - thérapeuthes
Mlouk : entités surnaturelles
Guembri ou Hajhouj : luth-tambour à trois cordes
Aouicha : petit guembri
Qarqabates ou qraqech : crotales
Tbel : tambour
Ftouh errahba : début du répertoire mlouk
Derdeba ou Lila : cérémonie du rite de possession
Hal ou jedba : transe
Koyo : répertoire musical antéislamique .
On dit des Gnawa qu'ils sont "africains par la sève et maghrébins par la greffe". Les Gnawa pratiquent un rite de possession appelé derdeba et qui se déroule la nuit (lila) d'où son appellation de lila de derdeba. Ce rite rassemble les chefs de culte et les adeptes l:1ui vont s'adonner à la pratique des danses de possession et à la transe.
Lors du rite de possession, les musiciens, après avoir effectué leur répertoire de divertissement (koyyou), vont jouer le répertoire sacré (mluk) où les adeptes et les danseurs vont être sujet à des phénomènes de transe. Le maître musicien va enchaîner. de minuit à sept heures du matin, une série de devises chantées, accompagnées par son guembri et par les joueurs de qraqeb.
Chaque devise chantée fera référence à un djinn ou à un mluk (génie, esprit) bien déterminé.
Les entités invoquées peuvent être des entités purement surnaturelles ou des saints ayant réellement existé. Il y a sept cohortes de mluk et chacune d'entre elles possède à sa tête un ou plusieurs esprits dominants. Les mluks ont chacun une devise chantée, un encens particulier (que l'on brûle quand l'esprit prend possession d'un adepte), une couleur On distingue les mlouk de la mer (moussaouiyin) auxquels on attribue le bleu clair ; les célestiels (samaouiyin) ont pour couleur le bleu foncé ; les mlouk de la forêt, (rijal al ghaba) originaires d'Afrique ont pour couleur le noir tout comme les mlouk appartenant à la cohorte de Sidi Mimoun ; enfin les mlouk rouges (al houmar), liés au sang et qui hantent les abattoirs. Le blanc et le vert sont réservés aux saints invoqués, notamment Moulay Abdelkader Jilali et les chorfa. La couleur jaune est attribuée à l'esprit féminin Lala Mira.
Le Coran précise aussi que les djinns sont crées à partir de feu clair sans fumée et se différencient des anges qui sont crées de lumière. Les djinns sont encore décrits comme des êtres plus subtils que les êtres humains. Ils possèdent leurs principales fonctions psychologiques et physiologiques ; ils mangent, boivent, se marient, engendrent et meurent. Ils ont même une constitution sociale calquée sur celle des hommes. Autant que les hommes, ils sont doués d'intelligence et responsables de leurs actes. L'activité des djinns se déroule la nuit et se termine avant l'aube, lorsque le muezzin appelle à la prière.
Les danseurs-possédés entretiennent tous une relation plus ou moins proche avec un esprit cité précédemment. Pendant le rite de possession (lila de derdeba), lorsque le maâlem commence à jouer le thème et la devise d'un génie, le possédé qui se rattache à cet esprit entrera en transe et s'identifiera à lui. Cette danse de possession sera souvent effectuée avec des objets rituels qui révèlent les attributs du génie possesseur: danse avec des poignards pour Sidi Hammou, le maître des abattoirs, , avec un bol d'eau sur la tête pour Sidi Moussa (Moïse ).
Quand le danseur entre en transe, la voyante le couvre d'un voile de la couleur attribuée à l'esprit qui le possède, elle brûlera également un encens adapté à cet esprit.
Les adeptes du culte sont généralement des malades en quête de guérison et le culte de possession fonctionne comme une cure. Toutefois, la possession n'est pas qu'exorcisation, la puissance curative n'est pas la seule dimension du culte. Le rituel des Gnawa consiste en une sorte "d'initiation dont le point de départ aura été la maladie" car nombre de possédés restent dans la confrérie et poursuivent l'initiation une fois l'équilibre retrouvé. Il y a une hiérarchie dans la possession: du possédé frappé au possédé qui maîtrise l'esprit qui l'a au départ tourmenté(celui-ci deviendra parfois maâlem ou chef de culte). Le culte de possession fonctionne pour les Gnawa comme une voie (tarique) conduisant à découvrir la lumière intérieure.
Les pressions extérieures exercées sur les Gnawa sont aujourd'hui très fortes. Elles viennent d'une part des fondamentalistes musulmans qui vont tenter de diaboliser leurs pratiques.
D'autre part, de certains modernistes pour lesquels l'idée d'une communication directe avec la surnature s'avère incompatible avec une certaine idée de progrès et de civilisation. Ceux-ci tenteront de folkloriser leurs pratiques en mettant en valeur simplement la musique et les danses mais en occultant totalement la finalité des rituels.
De plus en plus de maêlem se dirigent vers des activités strictement musicales, plus lucratives que les activités traditionnelles, et fortement demandées au Maroc comme à l'étranger.
Toutefois, lors du mois de chabaâne (avant le ramadan) une foule toujours aussi dense se presse pour assister aux lila des Gnawa dans de nombreuses villes du Maroc.
Les pratiques rituelles. initiatiques et thérapeutiques des Gnawa sont animées et conduites par deux types d'intervenants : les maîtres musiciens (maâlem) et leurs troupes, d'autre part les voyantes thérapeutes. Ils sont les principaux membres de la confrérie et agiront soit de concert, soit séparément selon l'activité envisagée.
Les musiciens gnawa se divisent en deux catégories : Les maîtres musiciens et la troupe qui est sous leur direction. Le maître musicien est appelé maâlem (plur. : maâlmin), il est le garant du culte et de la tradition musicale. Au Maroc, ce terme désigne toute personne ayant une maîtrise ou un savoir-faire dans une activité donnée, qu'elle soit technique ou intellectuelle. On trouvera des maâlmin, par exemple, dans l'artisanat. Pour obtenir ce statut, l'apprenti devra être reconnu officiellement par les membres de sa corporation et par les maâlmin qui l'ont précédé.
L'instrument de musique principal chez les Gnawa qui animent la lila de derdeba, le rite de possession, se nomme le guembri. Cet instrument est joué par le maître musicien (le maâlem). Le maâlem est également le chanteur principal de la troupe. Les autres musiciens de la troupe jouent les qarqabu, sorte de castagnettes en métal, et exécutent les danses. Ils sont généralement les disciples du maâlem et aspirent à devenir maître à leur tour. Ils réalisent également le contre-chant en répétant en coeur les devises chantées par le maître. Toutefois, il arrive que le maître jouant le guembri soit trop fatigué pour chanter et confie cette tâche à un de ses disciples.
Le guembri est un luth tambour à trois cordes et à registre bas. Il est constitué d'une caisse de résonance et d'un manche en bois. Le bois utilisé peut être du noyer ou de l'acajou, mais les anciens maîtres préfèrent le bois de peuplier qui donne une meilleure résonance. La caisse du guembri mesure soixante centimètres de long, vingt centimètres de large et quinze de profondeur. Elle est traversée par un manche d'environ un mètre. Les guembri qui servent à l'apprentissage sont appelés "aouicha" et sont plus petits. La caisse de résonance du guembri est recouverte par une peau de dromadaire séchée et tannée. La partie utilisée est le cou du dromadaire. C'est cette peau qui, frappée par la main droite du musicien en même temps que les cordes, donnera au guembri un son de percussion. Le guembri possède trois cordes. Deux cordes remontent jusqu'en haut du manche, celle du milieu s'arrête à la moitié du manche, elle est jouée à vide par le maâlem. Les cordes sont faites à partir des intestins d'un bouc bien gras pour qu'elles ne cassent pas au moment de la préparation. La confection de chaque corde du guembri demande un nombre précis d'intestins. Les intestins servant à fabriquer les cordes viennent toujours d'un animal sacrifié rituellement selon les usages des Gnawa. Un sistre métallique, la "sersèra", vient s'encastrer
à l'extrémité du manche du guembri, il est mis en résonance par les mouvements de l'instrument et les vibrations des cordes.
Les qarqabus, aussi appelés crotales ou qraquech, sont utilisés par la troupe qui est au service du maâlem. Ce sont deux cupules en fer, identiques, de treize centimètres de diamètre, reliées par une tige métallique de neuf centimètres sur trois de large. Le musicien tient dans chaque main deux de ces claquettes et les entrechoquent. les parties concaves symétriques se faisant face. Un lacet en cuir de vache fixe les cupules intérieures par une extrémité perforée. Un autre lacet, passé par deux trous le long de la tige métallique, permet de glisser le pouce dans le qarqabu supérieur et les quatre doigts dans l'autre.
Lors de l'introduction de la partie sacrée du rite de possession, les Gnawa utilisent deux tambours appelés "tbel". Le tbel est maintenu sur le coté gauche du musicien, maintenu par une bandoulière et frappé par deux baguettes dont l'une est courbée et l'autre droite. Le tbel est utilisé par paire et accompagné de quatre paires de qarqabus.
salut steph , je suis fan de cette musique elle fait partie de mon enfance et de mes racines marocaines.........
merci pour la photo .
Depuis sa création en 1998, le festival d'Essaouira s'est imposé comme un événement culturel majeur, et a acquis ses lettres de noblesse auprès de musiciens internationaux et d'un public d'amateurs toujours plus nombreux.
De 20 000 à ses débuts, il a attiré plus de 200 000 festivaliers lors de la dernière édition, dont plus de 10 000 visiteurs venus de l'étranger.
Carrefour d'échange et de dialogue, le festival accueille tous les courants d'expression musicale autour des musiciens magiciens d'Essaouira.
Dans cet extraordinaire laboratoire de fusions musicales, les maîtres Gnaoua invitent des musiciens issus du mouvement jazz, pop, rock ou de la world music contemporaine, à explorer de nouvelles voies.
Rencontres incandescentes entre les héritiers d'une tradition séculaire et des artistes issus d'horizons divers, découverte des cultures respectives, comme un retour aux sources pour certains...
